Bateau et skipper


Taillé pour les plus grandes compétions océaniques, tout y est optimisé pour naviguer en solitaire ou en équipage réduit en toute sécurité avec un haut niveau de performance. Les proportions laissent rêveur, 12 m de long et 4,5 m de large, 300 m2 de toile pour 4,5 t de déplacement dont 2,5 t de lest auquel on peut rajouter 750 kg de ballast, il a de quoi tenir des vitesses à deux chiffres. L’équipement intérieur n’est pas en reste: ordinateur, liaison satellite, radar, AIS, gyro pilote…tout est y fait pour faciliter les navigations. Malgré tout, c’est un bateau très confortable en navigation. Sa grande largeur lui confère une stabilité bien supérieure aux croiseurs traditionnels. L’ergonomie du plan de pont a été beaucoup travaillé. Tout y est dimensionné en conséquence.

Les Class 40 sont les petits frères des Imoca qui participent au Vendéeglobe. Leurs formes est encadrées par une jauge à restrictions qui définie des mensurations. Les architectes sont libres de trouver les meilleures solutions tant que leurs plans restent dans ces paramètres.

Le Class 40 n°98 est un Tyker évolution 2 sur plan Verdie construit chez FR nautisme. Il a eu des propriétaires prestigieux comme Yannick Bestaven ou Louis Burton.

Le projet se veut responsable. A part les équipements de sécurité, tout le matériel à bord est soit recyclé et recyclable, soit d’occasion.

Goulven Marie et la navigation à voile c’est une longue histoire à la douce saveur salée des embruns de l’Océan et de la Méditerranée. Il est vrai que tout prédestinait Goul (comme il est surnommé) à passer le plus clair de son temps sur l’eau : des aïeuls cap-horniers, un goût immodéré pour la navigation à voile dès son plus jeune âge, un malin plaisir à exploiter le moindre souffle de vent pour faire avancer un voilier en régate… Après avoir sillonné longuement la baie de Saint-Malo d’où sont originaires certains de ses ancêtres, Goulven a finalement jeté l’ancre sur les bords de la Grande Bleue.


C’est là que depuis une vingtaine d’années, il continue à étancher sa soif de mer et de navigation par tous les temps. Il a d’ailleurs fait de la voile son métier. Et quand on lui demande pour quelles raisons, il lance en souriant la citation de Confucius : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ! »
Sportif dans l’âme, quand il ne tire pas des bords, Goul grimpe sur son vélo (il a été coureur élite), chausse ses skis de randonnées ou grimpe des falaises.


Ce père de famille, véritable papa poule a décidé de tourner une nouvelle page de son existence de marin.
Sa culture de la performance sportive l’amène à construire un projet bâti autour de deux axes. Il veut faire vivre aux amateurs de navigation, néophytes ou marins confirmés, l’expérience de la course au large à bord d’un Class 40, véritable bête de régate de 12 m ayant fait ses preuves sur les plus grandes courses océaniques. Mais aussi se lancer, seul, dans la grande aventure de la course au large. Il entend ainsi participer à certaines des plus prestigieuses transatlantiques : la transat Jacques Vabre, la course Quebec-Saint Malo et, en 2026, en point d’orgue, prendre le départ de la Route du rhum.